Día 90

¡Hola!

El alisio nos propulsa ahora a velocidad constante hacia al ecuador y esa zona que los ingleses llaman “doldrums” y los franceses “Pot au noir”, una franja de latitud, de anchura variable, donde el alisio del SE del hemisferio Sur converge con el del NE del hemisferio norte. Allí las previsiones meteorológicas -aunque mejoran año tras año- no sirven de mucho, el viento es siempre incierto y muy variable, y se puede pasar de la calma total a un violento chubasco en un corto espacio de tiempo.
Puedes pasar de puntillas si tienes suerte o quedar atrapado y para tu desesperación perder mucho tiempo. En los “doldrums”, además de los mapas de viento que utilizamos a diario, usamos fotos de infrarrojo del satélite (para ver la actividad tormentosa. Os dejo una captura de pantalla), la escatometria: una técnica de satélite reciente que permite deducir el viento del momento a partir de las olas superficiales, y la intuición para encontrar el camino de salida.

Pasado este escollo nos espera el alisio del NE (el que llevó a Colón y sigue llevando a los veleros desde Europa a las Antillas). Si habéis seguido la derrota de los otros barcos de la Vendée veréis que pasado el ecuador, en lugar de intentar arrumbar hacia les Sables, dan un enorme rodeo para contornear el anticiclón de las Azores, siguiendo curiosamente la misma ruta que siguieron los portugueses cinco siglos atrás para para regresar de sus asentamientos en la costa africana. Aunque los Imoca actuales nada tienen que ver con las carabelas de esa época, de nada sirve ceñir a rabiar. Se trata de como hacían entonces, ganar norte lo más rápido posible y coger el “tren de borrascas” que va de Norteamérica a Europa y que lleva rápidamente, con vientos portantes, hacia las costas europeas. Ellos la llamaban la volta do mar o volta per fora.

Ayer rompí el soporte del hidrogenerador de estribor, y el rail en el espejo de popa donde va sujeto también ha quedado dañado. Afortunadamente (aunque el cambio es muy laborioso) es intercambiable con el de babor que es el que va calado y trabajando ahora. De todas maneras debería quedarme suficiente gasoil (40-50 litros) para cargar con el doble alternador que instalamos en Les Sables después de la inundación.

Se acaba el combustible, la comida… las fuerzas aún no pero ya no son las mismas que unas semanas atrás. ¡Va siendo hora de volver a les Sables!

¡Hasta pronto!

Didac

Bonjour à tous !

Les alizés nous propulsent dorénavant à vitesse constante jusqu’à l’Equateur et cette zone que les anglais appellent “doldrums” et les français “pot au noir”. Il s’agit d’une zone de latitude à épaisseur variable, où les alizés de Sud-Est de l’hémisphère Sud convergent avec ceux Nord-Est de l’hémisphère Nord. Ici, les prévisions météorologiques – même si elles s’améliorent d’année en année – ne servent pas beaucoup. Le vent est toujours incertain et très instable, on peut passer du calme absolut au grain violent trés rapidement..

On peut se contenter d’y passer sur la pointe des pieds ou rester coincé et, à ton grand désespoir y perdre beaucoup de temps.

Dans le pot au noir, en plus des cartes de vent que nous utilisons quotidiennement, nous nous servons aussi des photos satellites par infrarouge (pour observer l’activité orageuse. Vous pouvez voir une capture d’écran dans la publication), l’escatometrie. Il s’agit d’une technique par satellite récente qui permet de déduire le vent du moment à partir des vagues en Surface, et l’intuition pour reussir le chemin de sortie.

Une fois passé cet écueil, l’alizé du Nord Est nous attend (celui qui a porté Christophe Colomb et qui continue de porter les voiliers en provenance d’Europe jusqu’aux Antilles). Si vous avez suivi la route des autres bateaux du Vendée Globe vous avez dû remarquer que, passé l’Equateur, au lieu d’essayer de mettre le cap sur les Sables ils font un énorme détour pour contourner l’anticyclone des Açores. En prenant cette voie, ils suivent curieusement la même route qu’ont suivie les portugais cinq siècles plus tôt pour retourner de leurs colonies sur les côtes africaines. Et même si les Imoca60 n’ont rien à voir avec les caravelles de l’époque, il ne sert à rien de naviguer au prés sérré. Il s’agit de faire comme à l’époque: gagner du nord le plus rapidement possible et prendre le “train des dépressions” qui va de l’Amérique du Nord à l’Europe et qui te poussent rapidement avec des vents portants jusqu’aux côtes européennes. Ils appelaient cette technique Volta do Mar ou Volta per fora.

Hier, j’ai cassé le support de l’hydrogénérateur tribord; et le rail dans le tableau arrière où il est fixé est aussi endommagé. Heureusement (même si le changement des pièces est laborieux) il est interchangeable avec celui de babord. De toute façon, il devrait me rester suffisamment de gazoil (40-50 litres) pour charger avec le double alternateur que nous avons installé aux Sables après l’inondation.

Le gasoil et la nourriture s’épuisent… Je n’ai pas encore perdu toutes mes forces mais je sens bien la différence avec mon état physique d’il y a quelques semaines. Il est vraiment temps de rentrer aux Sables !

A bientôt,

Didac

Hi!

The trade winds push us at constant speed towards the Equator now, and an area of variable width, where the south-easterly trades of the Southern Hemisphere converge with the NE trades of the Northern Hemisphere.

The weather forecasts there are not really useful. You can move suddenly from zero wind to a violent squall. In addition to the wind maps, we look at infrared satellite photos and use a recent technique that allows us to deduce the prevailing wind by analysing the surface waves. And we also use intuition to find our way out…

After this obstacle, the NE trades await us. If you have followed the route of the other boats in the Vendée Globe, you would have seeing that after the Equator instead of trying to go straight towards Les Sables, they made a big detour around the Azores anticyclone. I broke the support of the starboard hydro-generator yesterday and the rail where it is hold in the transom has also been damaged. Fortunately, it is interchangeable with the port one, which is the one that is working now.

Anyway, I should have enough diesel (40-50 litres) to charge the twin alternator we installed in Les Sables.

Talk to you soon!

Didac!

error: Sorry but content in this site is protected