Day 94

Día 94

¡Hola!

El Ecuador y los “doldrums” han quedado atrás. A pesar de la cada vez más sofisticada información meteorológica de que disponemos a bordo, esta zona sigue careciendo de toda lógica. Sigue valiendo la simple regla de ganar norte como sea, teniendo siempre a punto y a mano la ropa de aguas (os dejo una foto del cielo de los “doldrums” y un pantallazo de la actividad tormentosa en aquel momento).

Con la llegada del chubasco, rizas y cambias la vela de proa a toda prisa pero a menudo, justo cuando el barco está amarinado, el viento ha desaparecido por completo. Llegué a quedar totalmente parado 4 o 5 veces, zarandeado por el mar de fondo. Romain puso a prueba mis nervios acercándose con mejor viento. Luego llegué antes al alisio y pude escaparme un poco.

Estando tan pendiente del viento y las velas no me di ni cuenta de que había cruzado el ecuador hasta al cabo de unas horas.

Ahora navego de ceñida, algo abierto, a 60-70 grados del viento real, con 20-25 nudos del NE. Llevo 2 rizos en la mayor y el solent (J2).

En 2 días debería de cruzar una zona de altas presiones sin mucho viento y después tendré que decidir a qué lado dejar las islas Azores.

Por primera vez los routings que hago con el ordenador llegan a les Sables. ¡Señal de que nos acercamos!

¡Hasta pronto!

Didac

Bonjour à tous !

L’Équateur et le pot au noir sont déjà derrière nous. Malgré les informations météorologiques de plus en plus pointues dont nous disposons à bord, cette zone continue de manquer de logique. Gagner le nord en ayant toujours à portée de main le ciré : c’est la règle qui s’applique dans cette zone (vous pouvez voir sur une des photos le ciel du “pot au noir” et une capture d’écran de l’activité orageuse du moment).

Avec l’arrivée d’un grain il faut prendre des ris et changer la voile d’avant très rapidement, mais souvent, quand le bateau est enfin prêt, le vent disparait complètement. Je suis resté 4 ou 5 fois totalement à l’arrêt, secoué par la houle. Romain a mis mes nerfs à rude épreuve en se rapprochant jusqu’a portée de vue. Aprés j ai touché l’alizé un peu avant et j’ai pu m’échapper quelques milles.J’était si concentré avec le vent et les changements de voile, je ne me suis même pas rendu compte que j’avais franchi l’Équateur, je m’en suis aperçu au bout de quelques heures…

Maintenant je navigue au près debridé, avec 20-25 nœuds de NE, avec deux ris dans la grand-voile et le solent (J2). Dans deux jours je devrais traverser une zone de hautes pressions avec vent faible puis je déciderai de quel côté laisser l’archipel des Açores. 

Pour la première fois, mes routages arrivent jusqu’aux Sables, signe que nous ne sommes plus si loin !

A très bientôt,

Didac

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