Día 98

¡Hola!

Hemos arrancado de nuevo con un viento del suroeste que sopla desde la pasada madrugada. Navego con spi (A5) y desde hace un rato, con un rizo en la mayor (15-20 nudos estables).
La noche pasada, con la luna llena y el barco deslizándose en el océano plano como un lago quedará en el top cinco de esta Vendée…

Antes, había quedado atrapado en una alta presión y lo aproveché para tratar de reparar primero el FR0 (Gennaker grande). La vela había sufrido mucho en el paso de los “doldrums” y tenía controlados un par de agujeros, pero al arriarla de noche no había visto un corte de 5 metros en su parte alta. A falta de material para semejante reparación y ante la necesidad de una vela de portantes relativamente pequeña para cuando lleguen las borrascas del Atlántico norte, decidí intentar recuperar una vela que había dado por perdida antes de llegar a Hornos: la MDTK (Gennaker pequeño), con múltiples cortes y deslaminados.

Había que intentarlo aunque pueda utilizarla solo unas pocas horas antes de perderla definitivamente.

Gasté casi todo el material que quedaba a bordo para reparar velas: cuben, doctor sails, sika… y tras 10 horas de trabajo icé la vela para enrollarla bien y descubrí entonces un nuevo corte en el pujamen. Oscurecía y sin fuerzas para volver a arriarla, me colgué con el arnés y puse un último parche haciendo malabarismos con la vela portando. Hice lo que pude. Veremos lo que aguanta…

Tengo las piernas doloridas, supongo que de ir arriba y abajo por cubierta reparando sin parar después de casi 100 días sin prácticamente andar.

El “routage” me lleva a hacer una gran vuelta por el norte (os dejo la captura de pantalla), pero veremos, cambia con cada bajada de ficheros meteorológicos. En los centros de altas presiones las previsiones son poco fiables. Ayer Rich (Wilson), que está delante nuestro, me contaba que pasó horas encalmado cuando tenia una previsión de 15/18 nudos estables. Si las próximas horas logro sortear las encalmadas previstas trataré de acercarme más a Azores de lo que aconseja el “routage”.

Sigo muy pendiente de las noticias que llegan de Conrad, que a estas horas trata de montar un aparejo de fortuna con la botavara, ojalá lo consiga…

¡Hasta pronto!

Didac

Bonjour à tous !

J’ai démarré avec un vent de sud-ouest qui souffle depuis hier matin. Je navigue sous spi (A5) et, depuis un moment maintenant, avec un ris dans la grand-voile (15-20 noeuds)

La nuit précédente restera dans le top 5 des plus beaux moments de ce Vendée Globe, avec la pleine lune et le bateau glissant sur l’océan plat comme un lac…

Avant ça, une haute pression nous a ratrappé et j’en ai profité pour réparer le FR0 (grand gennaker). Cette voile a beaucoup souffert dans le passage du “pot au noir”, j’avais repéré de nombre-usuario trous. Le problème c’est que, en L’affalant de nuit, je n’avais pas remarqué la déchirure de 5 mètres dans la partie haute de la voile. Faute de matériel adéquat pour une telle réparation et devant la nécessité d’avoir une voile de portants relativement petite quand les grandes dépressions de l’Atlantique Nord arriveront, j’ai décidé d’essayer de récupérer une voile que je pensais définitivement inutilisable après le passage du cap Horn : le MDTK (petit gennaker) qui présente elle aussi des déchirures et de nombreux signes d’usure.

Je devais tenter le coup, tout en sachant que je ne pourrai utiliser le MDTK que quelques heures avant de le perdre définitivement.

J’ai utilisé quasiment tout le matériel qu’il me restait à bord pour réparer les voiles : Cuben, Doctor Sails, Sika… et après 10 heures de travail j’ai hissé la voile pour bien l’enrouler. C’est à ce moment que j’ai découvert un nouveau trou dans la bordure. Il commençait à faire nuit et j’étais vraiment épuisé pour l’affaler à nouveau, je me suis donc arnaché pour monter jusqu’à la déchirure et coller le dernier patch en faisant de la haute voltige avec la voile gonflé. J’ai fait tout ce que j’ai pu… nous verrons bien si ça tient.

J’ai les jambes toutes endolories de marcher sans arrêt pour couvrir les réparations aprés 100 jours sans à peine bouger…

Les routages me font faire un grand détour par le nord (cf : la capture écran), mais les fichiers météorologiques changent souvent. Au centre des hautes pressions, les prévisions sont peu fiables. Hier, Rich (Wilson), qui est devant, m’a raconté qu’il a passé des heures coincé dans la molle alors que les prévisions annonçaient 15 à 18 noeuds de vent stable.

Si, dans les prochaines heures, j’arrive à sortir des accalmies prévues, j’essayerai de me rapprocher plus des Açores que de l’itinéraire préconisé par les routages.

Je suis de près les nouvelles qui concernent Conrad. Il essaye de monter un gréement de fortune avec la bôme de son bateau … j’espère qu’il va y arriver !

A très vite !

Didac

error: Sorry but content in this site is protected